Sidérurgie liégeoise

La tragédie sidérurgique liégeoise

Le drame suscité par l’affaire Mittal joue un rôle révélateur à plusieurs égards. C’est celui de l’aptitude wallonne à relever des défis économiques importants comme celui de trouver un repreneur de l’outil mais aussi celui de lever juridiquement la mainmise de Mittal. C’est surtout la jauge de nos hommes politiques : au-delà des mots et des mines de circonstance réussiront-ils une prouesse fin mars alors que l’espoir a fait long feu pour la phase à chaud. Leur stratégie est-elle pertinente? Doivent-il  recourir à un consultant grassement payé alors qu’ils pourraient s’appuyer sur des offices comme l’awex et un vaste réseau diplomatique censés connaître les opportunités d’affaires au niveau mondial, trouver la perle rare et préparer des négociations.

C’est aussi un test de l’unité belge. D’ores et déjà on a pu constater la frilosité des mandataires flamands à soutenir la RW dès lors qu’ils n’approuvent pas la stratégie annoncée, mais aussi parce que d’autres intérêts les animent  Si la solidarité faisait finalement défaut cela démontrerait que le fédéralisme n’apporte aucune plus-value. A nous alors d’en tirer les conclusions. Le constat est comparable au niveau européen. Florange et Liège, même perfidie et même combat mais quel appui peut-on attendre de l’UE perdue dans ses concepts ultra-libéraux  

De tout cœur avec les travailleurs en difficulté, attendons l’échéance annoncée.