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Candide, essayons de construire un projet théorique en partant de deux concepts plutôt confus aujourd’hui en les combinant dans un système socio-économique largement simplifié.
 
Le premier concept est l’AU (l’allocation universelle) selon lequel tout citoyen reçoit de l’Etat un subside qui lui permet de survivre. Ce subside remplacerait les aides diverses attribuées aujourd’hui comme l’indemnité de chômage,  le rmi/rsa,  la pension (1er pilier) et serait flexible en fonction des ressources de l’Etat et de sa politique sociale.
 
Essayons d’en établir les paramètres financiers, d’en estimer la charge pour l’Etat et son efficacité
 
Prenons l’exemple d’une attribution générale à tous d’une mensualité de 100€
Le citoyen aux revenus modestes consommera intégralement son allocation en biens taxés par la TVA de par exemple: 25 %. Il retournera donc 25€ à l’Etat.
 
Le citoyen ayant des revenus très élevés verra cette AU jointe à ses autres profits qui seront taxés en IPP au taux de 50%. Il retournera donc 50€ à l’Etat voir plus si sa propension à consommer l’y incite.
 
Une allocation de 100€ pourrait donc coûter de l’ordre de 70 € à l’Etat, mais par contre l’économie parente est énorme, sous forme d’allégement administratif mais surtout par l’incitation au travail rémunérateur (voir la page relative à l’AU).
 
Ce système est sensé remplacer les autres allocations dont le niveau est inférieur à la base de l’AU. En ce qui concerne les pensions, elle propose ainsi une solution logique par le fait que l’AU pourrait en constituer le premier pilier répondant ainsi au principe de la répartition.
 
Pour atteindre le niveau de pension atteint par certains retraités dans le système actuel, le différentiel  pourrait être assez logiquement couvert par des assurances privées complémentaires contractées en cours de la carrière professionnelle. Cette dichotomie est largement analysée aujourd’hui dans différents cénacles penchés sur la question des autres « piliers » et devrait continuer à l’être.
 
La pénible discussion concernant l’âge de la retraite deviendrait sans objet puisque l’AU bénéficie au citoyen dès le premier jour. Le choix du moment de la retraite reviendrait ainsi à l’intéressé et est surtout à évaluer selon le type de contrat complémentaire conclu avec l’assureur.
 
Pour assurer le financement de cette charge importante et du reste de la fonction régalienne, il faut donc se tourner vers d’autres recettes que le prélèvement sur le salaire et c’est bien la fonction de la TVS ( la TVA sociale, notre second concept ) augmentant le taux de base de la TVA existante d’un certain pourcentage à définir.
 
Dans une hypothèse comme celle-ci, l’avantage est considérable, car le fait d’alléger la charge salariale du poids des pensions ( prélèvement patronal et ouvrier ) rend ce salaire plus attractif. L’ouvrier empoche plus et peut doper la consommation.
L’entreprise devient plus compétitive et le pays peut donc attirer plus d’investisseurs étrangers.
 
Le débat est ouvert.