articlemmw

 

 
La question est dramatiquement actuelle. Qu’en est-il de l’unité wallonne, de l’état d’esprit de ses leaders, de sa préparation à l’inévitable autonomie. Informé par un tweet de Philippe Van Parijs, j’ai voulu m’immiscer dans une conférence-débat organisée par le Mouvement pour le Manifeste Wallon sur le thème de osons. Bel exercice pour analyser les positions mais réunion marathon pendant laquelle une vingtaine d’intervenants s’exprimaient dans le cadre de leur appartenance, répétant l’un après l’autre qu’il faut oser. Mais leur temps de parole fut trop court pour entrer dans le détail de leur philosophie.
 
Tous se disent structurellement prêts, du DG de Agoria aux politiciens et aux syndicalistes. Mais je les retrouve …
 
bloqués dans leur leitmotive
 
Un syndicaliste voulant réaffecter le système des intérêts notionnels à un second plan Marshall
La responsable du syndicat de l’enseignement visant seulement  l’école égalitaire
 
parfois en contradiction,
 
P.Magnette encense le Plan Marshall et le DG de Agoria souligne qu’il reste énormément d’efforts à faire.
Un syndicaliste accepte l’autonomie fiscale même en ce qui concerne l’impôt des sociétés, bientôt rectifié par un représentant d’industrie « dans un territoire aussi exigu que Bruxelles, il suffirait de changer de trottoir pour aller vers de meilleures conditions fiscales ».
Nous avons été « demandeurs de rien » ce qui nous a conduit à ne pas être prêts et a hérisser les Flamands. Thierry Bodson épingle ce manque de projet, mais P.Magnette répond qu’il faut bien composer avec les «autres»
 
en consensus sur certains points
 
Le projet wallon doit être centré sur la région et non sur la communauté, la langue n’est pas l’élément unique, il faut un ensemble social cohérent.
 
La Communauté Française est un échec d’une part parce qu’elle n’a pas sa fiscalité propre et qu’elle vise surtout sa propre survie. S’il faut revoir cette structure, certains diront de ne pas en rajouter à cette période troublée. Au contraire, il faut profiter de la refonte pour tout remettre à plat.
 
L’enseignement est une clé de la réussite. Alors en Wallonie, son échec est-il récent ? Paul Van Parijs constate que le classement en tête de la Flandre est dû à un accompagnement remarquable, au cocon que différentes associations apportent à l’école alors que la Wallonie est empêtrée dans des structures multiples et tracassières qui ne sont pas  propices à l’encadrement. Ce phénomène n’est pas nouveau, il est vrai depuis les années 50
 
Mon point de vue
 
J’ai pu constater combien de groupes se mêlent autour de l'idée wallonne, parfois mouvement unipersonnel, parfois dissident d’un parti au leader trop dictatorial : ce manque d’unité est préjudiciable à la réussite.
 
Je crois qu’une réunion de ce type (de diffusion insuffisante) est un excellent think tank qui peut sensibiliser et faire progresser les solutions vu la qualité des participants, mais rien n’est clarifié concernant les projets d’avenir ou les structures. J’entends B. Wesphael parler de réforme des régions à l’intérieur d’une Belgique fédérale, mais d’autres ont en tête une réelle autonomie.
 
Epuisé après 4 heures d’exposés, j’ai esquivé la partie débats …nocturnes